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I.
Circonstance de composition.
- De retour dans son pays
natal devenu l'URSS (1933), Prokofiev va
travailler avec le réalisateur Eisenstein. En
1938, cette colaboration donne Alexandre Nevski (hymne
à Stalline), en 1944; Ivan le terrible.
- Les deux filsm bien que
parlant du passé de la Russie, parlent aussi du
présent ; la préparation puis la fin de la
seconde guerre mondiale. Les sujets traités ne
sont pas seulement dictés par la vie politique
mais aussi par la conscience d'un homme artiste
et observateur des conflits mondiaux (exactement
comme Stanley KUBRIK qui aborde les séquelles de
la guerre et l'absurdité de la violence dans
Orange mécanique).
II.
Présentation de la musique de films.
- Elle est évidemment liée
à l'histoire du cinéma. Un orchestre, un
pianiste, placé sous l'écran accompagnait le
film muet mais la musique avait aussi la fonction
de couvrir le bruit que faisait la caméra. Bien
des compositeurs actuels écrivent de la musique
à la commande du réalisateur.
- ( ex: Michel Legrand avec
l'2té 42, les parapluies de Cherbourg / Ennio
Morricone ; Il était une fois dans l'ouest,
Sacco et Vanzetti, le Professionnel).
- Il a des metteurs en scène
qui utilisent des musiques plus anciennes et les
adaptent à leur film.
- (ex : Stanley KUBRIK
utilise la Sarabande de Haëndel pour Orange Mécanique).
III.
Alexandre Nevsky; l'oeuvre !
Alexandre
Nevsky est une cantate en sept parties :
- La Prusse sous le joug
mongol.
- Ode à Alexandre le Névien.
- Les croisés dans Psov.
- Debout peuple russe.
- La bataille sur la glace.
- Le champ des morts.
- L'entrée d'Alexandre dans
Psov.
voir cours sur la cantate
En
quoi cette cantate est-elle moderne ?
Cantate
profane de grandes dimensions (7 parties); Alexandre
Nevsky intègre l'histoire au temps présent. Le
compositeur fait le lien entre la musique moderne européenne
et la musique populaire russe. Prokofiev, adapte sa
musique pour le film tout en composant une oeuvre à part
entière. Fierté, vigueur et phrases de tendresse se
cotoient dans un traitement de l'orchestre (de grande
dimension avec exploitation des registres extrêmes) et
des voix (épaisseur du choeur, nombreuses divisions de
pupitres) au service de l'argument d'Eisenstein.
Dans
cette oeuvre, nous pouvons noter l'utilisation de différentes
méthodes comme :
- les batteries des cordes :
battement répété sur un même intervalle
- l'utilisation du cor
anglais : instrument à vent à anche double de
registre inférieur d'une quinte à celui du
hautbois.
- Ostinato ; formule
d'accompagnement répétée. Il peut s'agir d'un
motif rythmique ou mélodique.
- Accelerando : principe
d'accélération progressif du tempo.
- Tremolo : répétition
rapide d'une même note.
- Amplification orchestrale :
l'orchestre s'épaissit par ajouts successifs de
timbres.
IV.
Etudes de plusieurs extraits.
EXTRAIT
N°1 ; Ensemble peuple russe, aux armes ! (n°4).
- Scénario :
- A. Appel à la mobilisation
du peuple
- B. Affirmation de l'identité
russe.
- C. Mobilisation générale.
-
Introduction
: unisson du choeur en syncope par piccolo, flûte,
hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, tymbales, cymbales.
A.
Entrée des choeurs ( individus entrain de lutter, appel
au combat )
Mi
bémol Mageur fortissimo Allegro
- Traitement du choeur :
- - 1èrement : 4 voix
mixtes,
- - 2èmement : soprano, ténor,
- - 3èmement : choeurs.
- B. partie centrale rit
allegro mp Ré Mageure
- Affirmation de l'identité
du peuple russe par les altos à l'unisson et les
basses (même mélodie) ce qui donne de la force,
une unité, un rassemblement.
A'.
retour au thème : soprano/alto + basse se répondent
puis soprano (mélodie gaie + xylophone) et altos/cheours
en écriture vertical (scandée) sur le thème du départ.
CONCLUSION
: Ecriture martelée, musique
populaire smbolisant l'unité du peuple. Orchestration
cuivrée pour exprimer la musique de pleine air.
EXTRAIT
2: La bataille sur la glace (n°5).
Conseil
voir le film pour faire un rapport image-son.
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